• A la mémoire des perceptions et des expériences ..

La lettre à Helga, de Bergsveinn Birgisson

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AngeAdmin mercredi 26 octobre 2016 16:54


Résumé :

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, d'un amour impossible.

Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l'âpre existence qui fut sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d'attention émerveillée à la nature sauvage.

Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.


L'auteur :

Bergsveinn Birgisson est né en 1971. titulaire d'un doctorat en littérature médiévale scandinave, il porte la mémoire des histoires que lui racontait son grand-père, lui-même éleveur et pêcheur dans le nord-ouest de l'Islande. Il a déjà publié eux recueils e poésie et deux nouvelles. Il étudie et enseigne actuellement à l'Université de Bergen en Norvège. La lettre à Helga est un immense succès en Islande, dans les pays scandinaves ainsi qu'en Allemagne.


Extraits :

« Quand elle aimait
les cimes résonnaient.
Elle lavait ses cheveux de soie
dans les sources des montagnes. »


« Tous les hommes font des fautes. Sinon ils ne seraient pas des hommes. »


« Jamais je n'avais vu chose plus belle sur la terre, sauf peut-être le jour où, assis dans la colline du Kúluholt pour cueillir des myrtilles vers la fin du mois d'août, je contemplai le pays inculte jusqu'au rivage au bas de la pente et des cailloutis, et là-bas, resplendissant du ver des chaumes, serrés et vigoureux, les prés fraîchement fauchés de Tungunes, ces trois hectares labourés et ensemencés du haut de mon tracteur Farmall, acheté par l'intermédiaire de l'Union – le premier de ce modèle dans la contrée. Ce lopin vert, c'était du « chêne incrusté d'ivoire », comme il est dit du dieu Thór débarquant parmi les hommes. »


« J'ai appris à interpréter le souffle qui sort des naseaux du bœuf. J'ai senti la nature puissante des bêtes m'envelopper et me revigorer. J'ai vu l'homme bleu caché et entendu des revenants frapper à ma porte. J'ai senti les forces mystérieuses de l'existence au cœur des buttes et aux endroits ensorcelés et j'ai effarouché les génies tutélaires au moment où mon cheval s'est arrêté. J'ai entrevu des lumières d'il y a longtemps.  »


...UNE DECLARATION D'AMOUR ET DE RESPECT A LA VIE...